Au sein de la filiale belge d’un grand groupe international, les droits d’accès à SAP étaient gérés sans méthodologie claire.
À chaque fois que des droits devaient être accordés ou modifiés pour un collaborateur, l’équipe IT était sollicitée. Cela détournait non seulement les équipes IT de leurs missions principales, mais leur faisait aussi porter la responsabilité de la gestion des droits, alors qu’elles n’avaient pas de visibilité sur les raisons des demandes.
L’équipe IT travaillait sur base de critères standards, en répondant aux demandes sans les questionner davantage, ce qui a généré de nombreuses anomalies :
- Les responsables de département ne recevaient que des droits d’accès partiels, tandis que des stagiaires disposaient parfois d’autorisations excessives (comme des rôles « firefighter »).
- Des collaborateurs ayant changé de fonction conservaient les droits liés à leur ancien poste et ne recevaient pas ceux correspondant à leur nouveau rôle.
Pour le contrôle financier, cela entraînait d’importants problèmes de séparation des tâches, par exemple lorsqu’une même personne pouvait effectuer les paiements, les contrôler, les encoder et les valider.